Casus Belli, et c'est reparti pour un tour…

13-02-2012

Casus Belli est donc de retour dans les bacs, avec cette fois Black Book Éditions pour soutenir l'effort financier nécessaire (vous vous souvenez peut-être de Black Box un magazine jdr que Black Book Éditions avait lancé mais qui a été stoppé, à mon grand dam, au troisième numéro).

Donc après avoir mangé un petit mars, une nouvelle équipe de rédaction a décidé que, hop, fallait que ça reparte. Et que pour éviter le tragique destin des éditions précédentes, ils allaient changer quelques trucs.

Le format tout d'abord, qui passe dans un petit format type IG magazine ou di6dent, et c'est d'ailleurs une décision que j'approuve. J'adore ce petit format beaucoup plus facile à ranger et à transporter, et qui en plus fait pour un même contenu plus "épais". Et j'aime bien les bouquins épais, je sais que c'est couillon, mais l'épaisseur d'un magazine, surtout un bimensuel un peu "cher", c'est important. Je mets mon "cher" entre guillemets parce qu'un bimensuel de 255 pages pour 9,50 euros, c'est vraiment très très raisonnable (et s'il fallait le payer 10 euros, ou 10,50 euros, cela ne me dérangerait pas).

Le mode de distribution change lui aussi, vu que l'on passe à une distribution en boutique spécialisée. Là aussi, je ne peux qu'adhérer à ce changement qui, même s'il est un peu plus chiant pour les lecteurs vu qu'il y a moins de boutiques spécialisées que de presses (et qu'il n'y a pas de boutiques spécialisées dans les gares) est à mon avis un gage de pérennité pour le magazine. La distribution en kiosque coûte en effet horriblement cher, et objectivement je pense que le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Mais venons-en au principal : le contenu. Déjà disons-le tout de go, si le précédent reboot m'avait charmé, ce nouveau reboot m'a carrément fait tomber amoureux.

255 pages, ça permet d'en mettre du contenu et il y a vraiment de tout. Des actus, des critiques de manuels de jdr (plein, tout plein et j'adore ça) et des interviews, le magazine en regorge. Mais ce n'est pas tout, il y a aussi des articles qui parlent de jeux vidéos, de dvd, de bd ou de livres ayant tous un rapport avec le jeux de rôle ou pouvant servir d'inspiration pour des scénarios, ou des constructions de personnages.

Et si on retrouve bien entendu les scénarios pour l'appel de Cthulu ou Pathinder, j'ai eu la bonne surprise d'y trouver des scénarios pour les Chroniques Oubliées (j'en reparle plus tard), Wastelands, L5A ou Mississippi.

Mais il n'y a pas que ça : on retrouve une partie aides aux MJ et aides aux PJ, avec des articles plutôt bien écrits et intéressants (d'ailleurs je pense que les rédacteurs de Casus lisent Blog2rolistes, ils décrivent aussi des auberges… :).

Enfin, on découvre Chroniques Oubliées. Chroniques Oubliées est le système maison Black Book, dérivé de D&D 3.5 (vive la licence OGL). Il sera dévoilé petit à petit dans les différents Casus. Mais déjà avec les règles présentées dans ce premier numéro, on peut sans aucun problème jouer les deux scénarios présents (un dans la partie scénarios et un autre dans la partie présentations des C&O).

Concernant le système en lui-même, je dois dire que je n'en aurais pas fait un différent si j'avais du modifier D&D 3.5. Donc forcément je le trouve plutôt agréablement fait. Et j'ai hâte de voir les numéros suivants pour découvrir la suite des règles (ils sont malins les nouveaux rédac de Casus, ils font de l'excellent boulot comme cela on en redemande...).

Une dernière chose, j'ai assez souvent un peu "peur" quand je vois une maison d'édition se lancer dans l'écriture d'un magazine. Toujours le soucis d'avoir un magazine partisan qui tourne au catalogue de produits. Ce n'est pas le cas ici. Alors oui forcément, on y parle de Pathfinder, mais vu la place que prend pathfinder dans le monde rôlistique d'aujourd'hui, c'est tout à fait normal.

Au final donc, un excellent reboot, surement celui qui m'a le plus conquis depuis l'époque du Casus originel. J'espère juste que celui-ci va durer plus longtemps et que le retard qu'accuse le numéro 2 (qui n'est toujours pas sorti), ne présage rien de mauvais. Et si jamais vous n'avez pas encore votre premier numéro, courrez dans vos boutiques spécialisées et avec un peu de chance, vous en trouverez un ou deux…

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