Chelsea’s


Cet établissement se situe dans un monde contemporain, situé entre les années 2010 et 2014. Il a une longue histoire, mais c’est le présent qui nous intéresse – mais peut-être n’est-ce que pour mieux découvrir son passé ? C’est un lieu qui peut enrichir un scénario, avec un point de passage récurent, ou le départ d’une intrigue, voire même, sa conclusion.

C’est dans l’une de ces rues perpendiculaires aux grands boulevards de la ville que vous trouverez le Chelsea’s, un petit établissement familial qui offre le meilleur menu burger & limonade de tout le quartier – les habitués diront même de la ville. Pour à peine quelques dollars, vous aurez une assiette bien garnie, cuisinée « comme dans les années folles ».

C’est sans doute cette ambiance bien particulière instaurée par sa première propriétaire en 1930 qui a persisté ici, et qui a fait la marque de fabrique jusqu’à aujourd’hui encore.

Une affaire familiale

Chelsea ouvrit cette brasserie en pleine prohibition, en proposant un concept simple : un sandwich bon marché appelé burger, un grand verre de limonade et une part de tarte, le tout pour moins d’un dollar. Cela permit à un population modeste travaillant dans les petites usines de la ville de déjeuner pour un prix abordable, et aux travailleurs de nuits d’avoir toujours un repas chaud avant d’embaucher sans se ruiner.

Après la seconde guerre mondiale, elle offrit à son fils de reprendre l’affaire, et l’établissement resta dans la famille de génération en génération, jusqu’à aujourd’hui. Bien que le travail lui plaise, le petit neveu de Chelsea aimerait trouver quelqu’un capable de reprendre l’affaire, et à plus de 70 ans, de prendre enfin sa retraite.

Bien que le travail ne soit pas difficile en soit – l’affaire tourne quasi toute seule – les horaires d’ouvertures et la régularité en font une activité exigeante. Il aimerait que l’entreprise reste dans la famille, malheureusement ce n’est le goût d’aucun de ses fils ou de ses filles, et il n’a plus aucun contact avec ses cousines. À moins d’un miracle, il va devoir vendre à quelqu’un d’autre…

En attendant, il est aidé par deux serveurs (un étudiant en fac littéraire et une étudiante en médecine, tout deux proches de la famille), une cuisinière à temps partiel et un apprenti, ainsi que le concierge et sa femme qui font le ménage et assurent la garde de l’immeuble le reste du temps.

Les habitués se croisent…

Dans ce quartier populaire, le Chelsea’s attire une population très diversifiée : quelques étudiants, les mécanos du garage spécialisé d’à côté, le libraire d’en face, et il n’est pas rare que de jeunes travailleurs en costume (ou tailleur pour les femmes) prennent un déjeuner sur le pouce, ou qu’un conducteur de taxi prenne un encas avant son service de nuit.

Les gens ne restent que rarement plus que le temps d’un repas rapide et avalé seul. Certains viennent cependant ici pour l’ambiance, manger – certes rapidement – tout en profitant ensuite de la musique pour lire le journal (l’édition du matin ou du soir). Il existe aussi une petite arrière-salle, qui partage un couloir avec la cuisine et donnant sur l’arrière cour, dans laquelle s’organisent parfois des parties de poker où les enjeux ne dépassent jamais un verre ou une part de tarte.

C’est l’endroit idéal pour organiser un rendez-vous rapide et discret : entre amoureux, associés, ou détective privé et son (futur) client. Les habitués le savent et c’est pour ça qu’ils reviennent chaque jour ou chaque semaine.

C’est aussi l’occasion parfaite d’espionner les riverains, qu’ils habitent le quartier ou y travaillent… mais c’est une toute autre histoire !

Mais ne se ressemblent pas

Cependant, les clients les plus intéressants sont sans doute ce petit groupe de trois vieux hommes d’affaire – ou peut-être sont-ce plutôt des avocats ? – qui viennent chaque second vendredi du mois, prendre la même table, commander la même chose, et disputer ensuite une petite partie de poker dans l’arrière-salle. L’un d’entre eux fume un cigarillo dans l’arrière-court vers 22h30, pendant que les deux autres reviennent au bar manger une part de tarte. Ils sont réglés comme des horloges, et leurs rituels ne semblent jamais souffrir d’aucun changement.

Que se passerait-il si l’un d’eux oubliait un carnet de notes en partant ? Ou que l’un d’eux soit retrouver mort dans l’arrière cour, longtemps après la fermeture du bar ? Pourquoi viennent-ils ici depuis plus de 37 ans – c’est à dire depuis le début de leur carrière ? Sont-ils simplement amis, ou cachent-t-ils un secret ? Et cela a-t-il un rapport avec la famille du Chelsea’s ?

Les possibilités de rencontre sont très nombreuses, et ce lieux comme cette ambiance peut être le départ à de très nombreuses aventures.

Publié par

Exirel

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